Petite allégorie, pour rire… ou pas…
Le phénix, est cet oiseau de feu qui renaît de ses cendres. Au risque de prendre un peu de liberté avec la symbolique savante du mythe, il m’apparaît qu’il renaît de ses propres rêves, de ses désillusions …
A chacune de ses renaissances, non pas qu’il se perfectionne, mais il poursuit une exploration de sa propre nature et de sa manière d’embrasser la vie.
Ses renaissances, sont autant de nouvelles opportunité de découvertes de lui-même. J’aime cette renaissance en négation de la thermodynamique, elle offre de voir des possibles là où, précisément, ne pourraient être vus que des fatalités et des impossibilités. C’est bien un peu le mouvement de ma vie.
C’est un peu le mouvement de ma vie.
Accidenté, vivant avec des douleurs chroniques transperçantes, j’ai dû changer plusieurs fois de carrière, accomplir d’autres études.
Phénix ou hibou?
Je me suis mis à explorer – méditer – mon intériorité et mes liens au monde. Phénix ou hibou, il fallait choisir.
C’est cela, pour l’essentiel, qui m’a guéri et me permet de revivre.
Chemins de traverse.
De la forêt aux laboratoires scientifiques, des sciences sociales à la philosophie, j’ai découvert de beaux continents de savoirs. J’ai embrassé différents horizons. La curiosité m’a poussé à explorer ce qu’on appelle la « nature humaine ».
L’émerveillement est au cœur de tout.
Ce n’est pas simplement se laisser surprendre par la beauté du monde. C’est se laisser prendre dans sa propre profondeur pour éprouver quelques incommensurabilités. C’est se laisser prendre dans sa propre profondeur. C’est offrir assez d’attention et de présence à ce qui ne serait autrement qu’un « fait » pour se laisser emporter par une sorte de Grâce.
Nul besoin de chose compliquées.
Une balade au bord de la mer lorsque soudain vous êtes submergé par une joie absolument indescriptible, presque extatique, qui s’inscrit dans toutes vos cellules.
Un verre d’eau posé sur la table dont les vibrations perceptibles en surface vous portent aussitôt en transe.
Vous y percevez le cosmos, vous n’êtes plus que le Cosmos… sans savoir exactement ce que c’est, mais Cela Est et votre esprit en est désormais imprégné au quotidien. De transe en danse de l’esprit, votre regard sur le monde a changé, votre façon de l’habiter et de le vivre aussi.
Mon projet est simple :
Offrir cette découverte. Ce lieu de l’âme où tout devient limpide et permet de s’émerveiller.
« Le monde ne mourra pas par manque de merveille mais uniquement par manque d’émerveillement. » (Chesterton)
Je ne suis pas riche. Je n’ai pas grand-chose à vendre.
J’existe par la Joie d’être au monde.
Dans l’ancien monde, on était « quelqu’un » par son nom, sa lignée, sa richesse. Dans le nouveau monde qui vient, j’aime à penser qu’on est « quelqu’un » par ce qu’on a découvert de la Vie.
Margerite Yourcenar a dit d’une femme qu’elle a très brièvement rencontré :
« Elle m’a beaucoup appris sur la vie, je veux dire sur sa manière d’envisager la vie et de la vivre. Il y a des êtres dont personne presque ne saura jamais rien, qui sont parfois en proie à l’ironie ou aux railleurs, et qui sont tout simplement grands, ou purs. »
Être un phénix, c’est faire ce travail : devenir Quelqu’un au sens de l’émerveillement.
C’est cela que je vous propose : éveiller le phénix en vous.